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Les ingrédients de base d'une chanson, chap. 10: une amorce accrocheuse - Amorce, couplet et refrain (2)

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Le refrain d'abord

Qu'advient-il du concept de l'amorce quand la forme s'inverse et que la chanson débute par le refrain? A-t-on encore besoin d'une ligne d'ouverture de couplet punchée, qui provoque, intrigue ou pique la curiosité? La ligne de force qu'est le titre, en ouverture, n'est-elle pas l'amorce ultime?

La question est rhétorique, mais comme les exemples sont monnaie courante, elle mérite d'être abordée. Parmi quelques exemples:

[I lost my baby (…) I lost my mind]10.45
[Elle s'appelait Concepcion / et avait besoin d'affection]10.46
[Love is like oxygen / You get too much you get too high]10.47
[Ils ont partagé le monde, plus rien ne m'étonne]10.48

Et leurs amorces respectives :

[Pour une fille d'Ottawa, grandie a Ste-Foy]
[L'autre s'appelait Ramonn / Et conduisait un gros camionn]
[Time on my side / I got it all]
[Si tu me laisses la Tchétchénie, moi je te laisse l'Afrique]

Ce court échantillon suggère une tendance à voir l'amorce prendre davantage le rôle d'une transition au service du récit, plutôt que celui d'avoir à capter l'attention à tout prix.

Cela permet de savoir pourquoi le [Je] de I Lost my Baby a perdu l'esprit, à cause de la [fille d'Ottawa, grandie à Ste-Foy].

Concepcion, elle, a pour amant [Ramonn [qui] conduisait un gros camionn], dépeignant le personnage d'un trait de langage caricatural. La ligne fait transition ici aussi, tout en piquant la curiosité puisqu'on se doute qu'il n'y manquera pas de rebondissements divertissants!

Love Is Like Oxygen est une des lignes de force les plus véridiques à résonner depuis sa sortie en 1978 : [Love is like oxygen / You get too much you get too high / not enough and you're gonna die / Love gets you high]. Une des grandes comparaisons de l'histoire de la chanson.

Aucune amorce ne devrait avoir à rivaliser avec une telle ligne; ce serait un mauvais calcul que d'avoir pareille compétition à l'interne. On trouve plutôt ici une première ligne introspective qui, encore, fait transition, où le protagoniste se félicite d'avoir la totale de son côté : [Time on my side / I got it all], mais dévoile aussitôt le regret d'avoir eu l'orgueil mal placé : [I heard that pride / Always comes before a fall].

[Ils ont partagé le monde] énonce d'entrée le constat brutal et désabusé de Plus rien ne m'étonne. La ligne de force monopolisera le refrain, et les couplets, eux, se chargeront d'alimenter les détails des enjeux quant aux négociations à propos de pays, de matières premières et autres enjeux de pouvoir : la Tchétchénie en échange de l'Arménie, l'uranium pour l'aluminium, les gisements pour chasser les Talibans, etc.

En temps et lieu

Dans le même ordre d'idée, les contextes de temps et de lieux peuvent être sobrement établis, de manière factuelle, sans flafla :

[When I'm drivin' in my car / and the man come on the radio]10.49
[On attendait le même feu vert / lui à pied et moi dans ma Corvair]10.50
[Friday nights and the lights are low / Looking for a place to go]10.51
[J'habite un quartier pollué et surpeuplé]10.52

On n'y sent pas le même besoin d'épater la galerie, le même désir de capter l'attention, mais plutôt la nécessité d'établir les faits, un contexte, un début de récit. Et il n'y a pas meilleur chemin que celui qui passe par les « Qui, Quoi, Quand et Où », vite fait bien fait.

10.45 - I Lost My Baby, Jean Leloup (J. Leloup), Le Dôme, Audiogram, 1996
10.46 - Concepcion, Robert Charlebois (R. Charlebois), Robert Charlebois, Barclay, 1972
10.47 - Love Is Like Oxygen, Sweet, (Andrew Scott / Trevor Griffin), Level Headed, Polydor, 1978
10.48 - Plus rien ne m'étonne Tiken Jah Fakoly, (Tiken Jah Fakoly/Tyrone Downie), Plus rien ne m'étonne, Barclay, 2004
10.49 - Satisfaction, The Rolling Stones (Jagger/Richards), Out of our heads, Decca, 1965
10.50 - J'ai rencontré l'homme de ma vie, Diane Dufresne (L. Plamondon/F. Cousineau), Barclay, 1972
10.51 - Dancing Queen, ABBA, (Ulvaeus/Andersson/Anderson), Arrival, Polygram, 1976
10.52 - Faut pas s'en faire avec ça, Pierre Létourneau (G. GauthierP. Létourneau), Tous les jours de la semaine, Campus, 1973

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