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Avez-vous de quoi à dire - 1 : L’Observateur du quotidien

J'ai toujours aimé regarder vivre les gens. Jeune, je pouvais écouter mes camarades longuement, ou passer des heures à étudier le monde au Centre d'achats. Les regarder marcher, les écouter, les entendre parler. Je le fais toujours, c'est une façon d'être: écouter, observer, m'intéresser aux motivations des gens, lire une attitude sur un visage, leur prêter une vie qui n'est pas la leur, ou leur en inventer une secrète, tiens! Je trouve ça zen. C'est une façon à moi d'être un observateur, au milieu du monde. Seul, en compagnie des gens.

L’observateur sympathique du quotidien, c'est celui qui jette un regard autour de lui et qui possède une façon propre de sentir les choses, de percevoir tant les états d’âme que les rapports particuliers entre les gens, et qui remarque les histoires comme personne autour de lui. C'est un rôle propre au parolier: raconter des histoires. Cultiver un intérêt et une curiosité envers la psychologie et l'âme humaine amène de l'eau à son moulin; ça permet de « lire entre les lignes », de sentir les situations et d'être à l'écoute de nos semblables. Ça nous rend réceptif!

Dans Songwriters On Songwriting, Randy Newman (qui met souvent en scène des personnages et des comportements, disons, limites) se fait poser la question suivante: « Afin de rendre des personnages de manière aussi efficace, est-ce nécessaire d'observer beaucoup les gens?  

RN: Ça m'intéresse. J'ai toujours eu une bonne écoute (...) Les choses ordinaires m'intéresse. J'aime entendre un plombier, un menuisier parler de son métier, comme dans les émissions à la télé (...) J'aime entendre leur accent, comment ils parlent. (...) J'aime savoir ce qui « allume » les gens, pourquoi ils parlent de telle façon, pourquoi ils utilisent un mot plutôt qu'un autre. (...) J'ai toujours écouté attentivement, très attentivement. »

SOS: Les détails sont-ils importants?

RN: Parfois c'est très important. Comme des noms de rue ou d'endroits. Parfois je m'en fous, mais lorsque je m'en fous, je veux que les gens s'en rendent compte. J'ai un titre qui porte sur la Nouvelle-Orléans (Dixie Flyer), et je dis que je vis sur une rue – Willow – dans  Garden District, mais Willow n'est pas dans ce quartier. Mais je souhaite – au fond de moi – que certains s'en aperçoivent. »

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