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Décès de Jim Morrison: Marianne Faithfull brise le silence

Quarante ans après les événements que l'on sait, Marianne Faithfull a finalement livré sa version quant à ses agissements (ou l'absence de) dans le décès de Jim Morrison à Classic Rock, dans une entrevue pour la promo de son album Horses and High Heels. Mme Faithfull ayant jusque là toujours éludé le sujet, son témoignage met fin à autant d'années de spéculation quant à son rôle dans cette affaire.

Pour les besoins de l'article, madame Faithfull revient sur ses années aux côtés des Rolling Stones, et de Mick Jagger en particulier, mais l'histoire qui nous intéresse vraiment débute lorsque Jagger la largue en 1970. Elle se retrouve alors à Paris et s'acoquine avec Jean de Breteuil, qui avait été le dealer de Brian Jones, Keith Richards et Janis Joplin, notamment.

Elle dira de lui qu'il était de triste augure; « Il y eu bien des suicides et des surdoses dans sa foulée. Même moi, je comprenais qu'il était « bad news », et je n'ai rien pris de lui; je m'en suis tenu à mes « Tuinals » (des barbituriques) à Paris». Je vivais avec Jean à l'Hôtel de Paris, et il semble qu'il ait été le gars qui a tué Jim Morrison. C'est ce qu'il disait alors, « J'ai tué Jim Morrison ». Il lui a fourni le stock. » Elle dit tout ignorer de l'histoire du Rock 'n Roll Circus, qu'il ait été trouvé mort dans les toilettes, que Morrison ait été transporté chez lui...

Elle raconte: « (de Breteuil) m'a abandonné à moi-même à l'hôtel quand il a reçu l'appel de Pamela. J'étais sur les « Tuinals » et j'étais complètement partie, donc ce bout-là m'a échappé. Lorsqu'il est revenu, il m'a frappé, de ça je me rappelle. Il était d'humeur massacrante (…) Il m'a trainé jusqu'à Marrakech lors d'une fuite effrénée. Il souhaitait échapper à cette chose terrifiante – comme il le clamait – qu'était l'idée d'avoir tué Jim Morrison. »

Le témoignage de Roger Steffens (tant dans Classic Rock que dans l'émission de France 2) confirme que de Breteuil soit arrivé en état de choc à Marrakech, venant de vivre dans les jours précédents un accident de voiture, le suicide d'un ami et la découverte du corps inerte de Morrison.

Faithfull reprend: « Je l'ai largué tout de suite après avoir quitté Marrakech. Je ne voulais pas être un autre cadavre dans son sillon. Et d'avoir été impliqué dans le décès de Morrison – c'était trop. » Elle ajoutera avoir traversé sa période la plus sombre « après avoir été avec Jean. Ça tombait tout autour de lui, et lui-même est mort d'une triste façon. Pamela, Jim, ils sont morts. Mais j'ai survécu. L'héroïne bousille celui qui en fait, il en perd la volonté de vivre. J'ai toujours cru que je passerais au travers, et je l'ai fait. »

Voilà pour la version de Marianne Faithfull. Revenons à Sam Bernett, maintenant...

© Classic Rock, 2011. Tous droits réservés.

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