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MUSIQUALITÉ 2008: des finalistes allumés

J'ai eu le grand plaisir d'être invité comme conférencier au concours MUSIQUALITÉ 2008 de la SO.D.A.M. de la région de Lanaudière et qui en est à sa 5ème édition samedi le 17 mai dernier. Durant 4 heures, j'ai eu le privilège de parler de ma démarche d'auteur-compositeur-interprète avec 8 jeunes allumés qui seront finalistes le 7 juin prochain, dans les catégories interprétation, auteur-compositeur-interprète et groupe.

J'ai trouvé extrêmement gratifiant de partager avec eux; j'ai d'autant plus l'impression de faire oeuvre utile si je peux leur annoncer les couleurs au ras des paquerettes du milieu de la musique actuellement et dans l'avenir, et leur faire connaître les enjeux tels qu'ils se présentent à un chansonneur "qui n'est pas vedette", pour détourner un vieux cliché; et comme on est nombreux dans cette position (environ 95% d'entre nous;) y a pas de honte à y avoir; y a juste de la persévérance, de la clairvoyance et du plaisir à entretenir!

D'entrée de jeu, Marc-André de Vecteur K a avancé souhaiter justement entendre un autre son de cloche, une semaine après le passage de Nick Carbone, un vieux routier de la pop québécoise et de Bruno Labrie; vu la nature progressive de la musique jouée par son groupe, il souhaitait entendre parler de l'option appelée Internet. Ça tombait bien puisque j'étais en train de terminer la lecture de La Longue Traine de Chris Anderson (Éditions Logiques) sur lequel je reviendrai bientôt dans la bibliographie du site.

L'époque change, on le sait, et le temps où l'on raisonnait en terme de "hits" tire à sa fin, alors que l'industrie du disque dit matériel voit ses ventes fondre comme neige, d'avril en avril. Ce livre met en perspective la puissance de l'économie Internet qui transformera la donne d'une façon dont on se doute encore à peine. Pour comprendre de l'intérieur ce tsunami en préparation, et qui permettrait à un artiste dit "de niche" (le contraire de l'artiste avec le "hit") de trouver son public sur la planète grâce à un usage, disons, ciblé du Net et de Google, et d'en tirer un revenu à la hauteur de ses aspirations et de son talent. Et là je parle juste de musique; le chapitre "coda" de la fin est assez étonnant merci!

D'autres points aussi abordés: la nécessité de réécrire, ou pas un texte de chanson; les progressions d'accords et la cadence I-IV-V du blues; Audrey, Katherine et Katrine, étudiantes en musique au niveau collégial, en ont un peu contre la "dictature du jazz" dans l'enseignement de la matière; toutes n'étaient pas convaincues de la nécessité de réécrire; pourtant, c'est le plaisir (et parfois la douleur) d'écrire à l'état pur qui se manifeste alors!

Il m'a fait plaisir de leur faire part aussi de mes lectures récentes, notamment 101 Songwriting Wrongs, And How To Right Them de Pat & Pete Luboff aux éditions Writer's Digest; un livre très complet sur une démarche d'auteur-compositeur-interprète à notre époque. Réédité en 2007, c'est un livre riche d'enseignement qui se découpe en 101 très courts chapitres de 2-3 pages, rédigé par 2 pédagogues de la chanson avec des succès sous la ceinture. Bien pensé et bien fait.

Et ça n'est qu'un aperçu de ce qui se discute sur ces podcasts.

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