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MUSIQUALITÉ 2008: Les "vraies affaires"

Marc-André de Vecteur K soulève un point capital dès le début du tour de table dans le podcast 1 de l'atelier donné à Musiqualité: à quoi ressemble la réalité des musiciens qui ne vivent pas de leur art? À quoi pourrait ressembler l'avenir de celui qui sait d'avance que sa musique n'est pas destiné à être un véhicule hyper-commercial propice aux médias de masse, qui n'a pas une grosse équipe derrière avec personne aux poches profondes pour aider, ou pour agir comme bras droit?

Soyons clairs: les chances de vivre de notre art à cette époque transitoire sont bien minces; c'est ni plus ni moins l'équivalent de gagner à la loterie. La littérature, les faits, voir le Gros Bon Sens nous le rappellent à la première occasion.

Toutefois, s'en remettre au seul hasard serait superficiel et ne témoignerait pas d'une implication sincère à vouloir maîtriser son art et de vouloir en vivre. À nos talents musical et créatif, l'on se doit aussi d'ajouter dorénavant des connaissances en marketing, au niveau juridique, en informatique, en  réseautage, et pourquoi pas aussi en technique d'enregistrement, tant qu'à y être! Et selon Jean-Robert Bisaillon, auteur du Petit guide Internet pour les auteurs et compositeurs, il y aurait un nouveau métier à développer comme "agent de promo web". C'est pas l'ouvrage qui manque et les journées n'ont toujours rien que 24 heures. Et on n'a pas encore touché à sa guitare!!

Au delà de tout ça, il reste un aspect important à cerner et à se rappeler: quelles sont les motivations qui me font courir? Pourquoi est-ce que je tiens à concourir avec tous les autres qui souhaitent aussi percer ce milieu? Est-ce que je dépense  et/ou investit mon argent à bon escient?

Il est important de prime abord de bien investir dans sa formation, de bien évaluer ses forces, ses faiblesses et ses désirs de réalisation personnelle. De s'attendre à soit faire une sorte de "voeu de pauvreté", ou tout mettre en oeuvre afin de maximiser les recettes; la scène semble être le dernier bastion imprenable pour un musicien. Le Net n'est pas encore capable de remplacer un regroupement de fan qui trippe sur son artiste chéri; c'est bien tant mieux!

Il faudra se faire un plan, courir les journées de formation organisées par la SOCAN, la SPACQ, la SOPREF, suivre des cours, passer du temps sur son instrument quel qu'il soit, et j'en passe; faire les lectures pertinentes qui nous permettent  de déblayer et d'avancer dans la quête de soi, finalement. Et surveiller judicieusement son budget pour ne pas y perdre au change.

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